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Démographie des entreprises au Sénégal : ce que révèle l'enquête ENDES sur la création, la survie et la fermeture
Au Sénégal, combien d'entreprises survivent après cinq ans ? Pourquoi ferment-elles ? L'ANSD apporte des réponses chiffrées grâce à l'enquête nationale sur la démographie des entreprises du Sénégal (ENDES), une enquête nationale inédite sur la vie des entreprises de 2018 à 2024.
Comment naît une entreprise au Sénégal ?
L'immense majorité des entreprises sénégalaises voient le jour par création ex nihilo : 96,4 % à l'échelle nationale. Qu'il s'agisse de personnes morales (sociétés, associations…) à 96,9 % ou de personnes physiques (entrepreneurs individuels) à 96,2 %, le schéma est quasi identique.
Les autres voies (héritage, rachat, reprise d'activité) représentent chacune moins de 2 % des cas.
Survie des entreprises : une fragilité qui s'installe dans le temps
Si près de 9 entreprises sur 10 passent le cap de la première année (86,6 %), ce taux chute progressivement pour atteindre 53,8 % après cinq ans. Autrement dit, presque une entreprise sur deux disparaît avant son cinquième anniversaire.
Les sociétés (personnes morales) affichent un taux de survie à 5 ans plus faible (47,3 %) que les entrepreneurs individuels (55,1 %).
Le chiffre d'affaires : un écart révélateur entre les personnes physiques et les personnes morales
Sur le plan économique, le chiffre d’affaires médian montre un écart notable entre les deux formes juridiques : les personnes morales enregistrent des chiffres d’affaires annuels nettement plus élevés dès le démarrage (5 002 500 FCFA contre 1 357 550 FCFA pour les personnes physiques).
Fermetures : le financement comme principale cause
Sur la période 2018-2024, le taux de fermeture global des entreprises créées en 2018 s’établit à 27,4%, légèrement plus élevé chez les personnes morales (30,8%) que chez les personnes physiques (26,7%). Parmi les causes de cessation, le problème d’accès au financement ressort comme le facteur le plus déterminant (32,5%), suivie par la pandémie de COVID-19 (27,1%), par la dissolution volontaire (2,5%) et, dans une moindre mesure, par l’absorption et la fusion.



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